Cet article a été rédigé à l’origine sur le blog Milkcheck – Blog qui blend la com’ par Arthur

Seulement une infime partie des étudiants voit l’intérêt des outils digitaux dans l’entreprise. Comme l’explique le site e-marketing.fr
A travers l’article, nous essayerons de comprendre pourquoi?
Comme exemple : la pub a redoré son image avec des séries télévisées comme Mad Men, mais il ne faut pas oublier qu’elle a évolué et que nous ne sommes plus dans les années 60.

Nous vous parlions récemment de la génération Y dans l’article Génération Z.
Aujourd’hui, la génération Y est déjà sur le marché du travail ou proposera ses capacités d’ici quelques années, tant chez les annonceurs que dans les agences de communication. C’est donc principalement de cette génération à fort potentiel dont nous allons discuter dans cet article.

 

A l’heure où l’on voit passer de plus en plus d’offres de stages (souvent de longue durée) ou d’alternance dans le domaine du marketing et de la communication digitale, qu’en est-il du point de vue des étudiants?

Ce que pensent les experts

On appellera « experts » les personnes connaissant le fonctionnement du web et pratiquant déjà des techniques de marketing et de communication en ligne, mais aussi les magazines/e-magazines qui proposent des articles, relayent des offres et produisent des classements.

Pour ce qui est des classements, l’e-magazine Marketing-Etudiant.fr a sorti un baromètre digital des écoles de commerce (2ème édition, avril 2012). Mise à part la légitimité de ce baromètre, on se rend compte que pour cet e-magazine, le digital est devenu un domaine important, voire même essentiel aux écoles de commerce. Selon eux – plutôt d’accord sur le principe – si une école enseigne des matières orientées vers le tout « online », elles doivent être capables de montrer l’exemple.

Ce que pensent les étudiants

Selon une tribune de e-marketing.fr, les étudiants bouderaient le digital.

Or, les acteurs du Web, qu’ils soient prestataires ou annonceurs, font tous le même constat : recruter devient de plus en plus difficile. Il y a pénurie de certains profils et de candidats ayant une réelle formation digitale, sans même parler d’expérience !

Il semblerait donc que les étudiants préfèrent choisir quelque chose d’acquis et d’ancré dans les réflexes de tous, au lieu de tenter la nouveauté. Est-ce le côté « glamour » de la pub ?

Le point de vue MilkCheck

Pour l’exemple du e-magazine Marketing-Etudiant.fr, nous pouvons être être d’accord sur le fait que « si une école enseigne des matières orientées vers le tout en ligne, elles doivent être capables de montrer l’exemple ». Nuançons un peu nos propos en disant que nous sommes d’accord sur le fait que le marketing et la communication digitaux sont des pans importants de ces deux domaines et qu’il ne faut pas négliger tout ce qu’il y a autour. En effet une entreprise ne peut pas dire : « Je ne vais me lancer que sur le digital, c’est à la mode, ça fonctionnera ».
Le marketing traditionnelLe début de la révolution, marketing connecté

Est-ce la fin du marketing dit « traditionnel » ?

Comme indiqué plus haut, ce n’est pas la fin du marketing dit « traditionnel ». La preuve en est que même des entreprises dites « e-commerce » font des pubs papier, radio voire même TV.
Les nouveaux médias (en opposition aux anciens médias tels que les journaux, la TV ou la radio) sont devenus incontournables dans notre économie occidentale. Mais ces nouveaux médias viennent en complément des anciens médias et non en remplacement !
Ce dernier point, sera analysé dans un prochain article, tant il mérite que l’on s’y penche complètement.

Et nous ne semblons pas être les seuls à partager ce point de vue : Cyroul pose à travers un article, sa vision de l’évolution des agences vers le social.

Les agences ont, soit racheté des boites spécialisées (des pure players-web agencies), soit internalisé des compétences digitales. Elles ont également presque toutes embauché un planner stratégique spécialisé dans “l’Internet” (oui c’est bien l’ex-stagiaire), ou unplanner digital ou un web strategist. Au pire, elles ont recyclé leurs vieux planners stratégiques comme spécialiste du digital (“quoi ? ils ont tous un compte Facebook, donc c’est des pros du truc là, le social media non ?”).

Certes, cette citation n’a pas été prise au hasard. Elle montre à la fois que les entreprises (agences comme annonceurs) évoluent – ou tentent d’évoluer – mais qu’elles ne le font peut-être pas de la meilleure façon. Et d’un autre côté que le digital est un monde qui recrute, même s’il semble y avoir parfois un abus de stagiaires.

Pour aller plus loin

Internet, la plus grande saloperie qu’aient jamais inventé les hommes

Dixit Jacques Séguéla, en 2009. Qu’en est-il?
Un article de Cyroul, intitulé « Internet, la plus grande saloperie pour les vieux publicitaires » s’interroge. N’hésitez pas à donner votre point de vue dans les commentaires.

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